Infantino élu Président de la FIFA

Infantino, le nouveau Président de la FIFA

On peut être chauvin. On peut regretter que Platini ne soit pas à l'heure actuelle président de la FIFA. Mais on ne peut en aucun cas critiquer les premières décisions de Gianni Infantino à la tête de l'instance. 

Avant de savoir s'il arrivera à lutter contre la corruption et satisfaire tout le monde tout en restant dans la légalité, regardons ses premières mesures.

Fin de la triple peine carton rouge-penalty-suspension. Sauf si la faute est violente ou empêche le ballon de franchir la ligne de but, elle ne sera passible que d'un carton jaune. 

Le ballon au coup d'envoi n'aura plus besoin d'être joué vers l'avant. L'engagement pourra donc se faire seul. 

Autorisation d'un 4ème remplacement en cas de prolongations. 

Si un joueur blesse un adversaire et reçoit un carton, son adversaire pourra être soigné sur le terrain. Il ne sera plus obligé de sortir et son équipe ne sera pas en infériorité numérique. 

Si un joueur a un comportement non-approprié avant un match, l'arbitre pourra l'empêcher de débuter. Il sera alors remplacé dans le XI de départ. 

Et surtout, surtout, l'adoption de la vidéo. Enfin ! Enfin ! Après le rugby, le tennis ou encore le volley, la vidéo est enfin adoptée dans le foot ! Enfin, calmons nous ; elle est envisagée et sera testée. Mais tout porte à penser que le plus dur est fait.

Officiellement, la FIFA et l'International Board vont tester durant les deux prochaines saisons la vidéo. Pour cela treize fédérations (dont la France) vont tester la vidéo sur 4 situations : identité du joueur, penalty, carton rouge et but marqué. 

Le cadre est clair, l'utilisation ne pourra pas être abusive et les erreurs d'arbitrage devraient se réduire de façon extrêmement importante. 

Car à l'heure où chaque action est filmée sous une dizaine d'angle, qu'Internet permet de voir dans la minute l'action à l'image de la main de Maboulou durant Caen-Châteauroux en 2014, que les arbitres se professionnalisent, l'arbitrage a besoin d'être aidé. L'homme a des failles et la technologie est là pour les combler. C'est en tout cas la thèse que soutient Infantino. 

Une semaine à peine après son élection, l'italo-suisse a déjà fait des heureux en adoptant des réformes réclamées depuis longtemps. Espérons que son mandat continue sur cette lancée. La contestation est par exemple toujours un problème. Bonne chance Gianni.

Arthur Massot
ce site a été créé sur www.quomodo.com